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KAKOLI SENGUPTA

04 janvier 2019

 

samedi 5 janvier : nous venons d'apprendre, avec grande tristesse, le départ  soudain de Kakoli Sengupta qui a accompagné de très nombreuses années de ses bhajans beaucoup de nos programmes de musique indienne. Un arrêt cardiaque l'a emportée alors qu'elle se trouvait à Londres dans sa famille ce vendredi.

Kakoli était née à Naihati, un petit village proche de Calcutta au Bengale. Elle n’a que cinq ans lorsque sa mère, convaincue de son talent, confie son enseignement au meilleur professeur de chant de sa région, le Maître Sri Gopal Biswas qui initia Kakoli aux secrets du chant classique. Jusqu’à l’âge de vingt ans, Kakoli forme sa voie et son esprit dans une tradition de spiritualité. Elle prit part à des cérémonies religieuses et commença à se produire en public lors de nombreuses festivités de sa région.

En 1974, elle s’installe à Paris. Elle saisit alors toutes les occasions pour faire connaître en Europe son art, le chant d’Inde du Nord. D’année en année, sa réputation va grandissante.

De multiples autres collaborations culturelles jalonnent sa carrière, et par son esprit d’ouverture et sa curiosité, Kakoli a été amenée à croiser les chemins musicaux d’artistes de tous horizons. On retrouve aussi bien son empreinte dans les disques de la pop new âge (Premananda et Turkantam) que dans la musique zouk (Jacob Desvarieux), ambiant (Dj Cam) et même dans le rap d’avant-garde (In Vivo). Les chants de Kakoli sont parfaitement dans leur élément dans les compilations de world-beat et de musique de relaxation qui sont sortis dernièrement.

Sa solide formation technique ; son sens subtil de la mélodie et sa pratique musicale irréprochable ont fait de Kakoli une des représentantes les plus authentiques de la musique classique indienne en Europe. Lors de chacun de ses concerts, les chants de Kakoli ont réchauffé bien des cœurs et âmes.

Après 45 ans passés en France, Kakoli est toujours restée complètement « indienne ». Ou qu’elle allait, elle portait toujours un des ses fabuleux saris. Un tika au front, telle une incarnation vivante de l’identité indoue empreinte de dignité.
Tant sur le plan artistique que personnel, il était important pour Kakoli de rester en contact avec son Inde natale. Son voyage annuel « chez elle » était un élément essentiel de sa vie, un «rituel»… 
C’est en gardant vivantes en elle ses racines indiennes et en respectant la tradition de la musique de l’Inde du Nord, que Kakoli avait acquis son talent artistique unique. Ayant atteint l’âge mûr, sa vie, tel un raga, s'était déployée comme un thème d’improvisation autour de ce qu'elle était : simple, spirituelle et profonde.

Un raga l'a portée dans un autre espace.

Ecoutons-la encore...

 

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